07 mai 2006

La paille migratoire... mi-gratoire...


Le samedi 6 mai était placé, selon météo france, sous le signe des orages. Rien n'aurait toutefois entamé la détermination de notre équipe vaillante de manieurs de fourches. L'opération consistait à acheminer la paille (enfin) stockée à quelques 100 km du chantier. L'objet de deux pleins chargements. Encore une fois, les tâcherons donneurs, agenceurs de stockage mobile, et autres postes clés de la chaîne furent à rude épreuve ! A 22H00, l'opération était terminée.
Nous taierons ici les avaries de voiture, les oublis de voiture et les menues ampoules, pour ne retenir de cette journée que le témoignage ému d'un jeune béotien, rude à l'ouvrage :

"Certes, sur la fin, je dois reconnaître ne plus avoir réussi à chercher la beauté du geste, la technique dans le maniement de la fourche et dans le lancé de bottes. J'ai conscience de mes lacunes mais mon enthousiasme est intact. Je suis près à resigner dès demain... avec la même ambiance !"


Pendant que d'aucuns perfectionnaient le nécessaire quart de tour qui permet à la botte de se désolidariser plus facilement des doigts de la fourche, d'aucunes s'attaquaient, brosse métallique en main, au stock de tuiles... là encore, du beau travail solidaire basé sur le développement durable.

N'oublions pas non plus de préciser, pour ceux qui souhaiteraient organiser à leur tour un week-end paille, qu'il est essentiel de prévoir une série de collations à des moments stratégiques, et de qualité irréprochable, mesure essentielle au bon déroulement des opérations (pour le farci de Suzanne hip hip hip...)

26 avril 2006

Corvée Paille Encore

La nouvelle vient de tomber, brutale, sans négociation aucune... Le samedi 6 mai a été déclaré Journée Nationale du Tranport de la Paille... Tous à vos fourches, laissez tomber les tuiles pour cette journée et prenez la peine de relire le manuel de notre éminent pailledeseiglologue (consultable en exclusivité et en cliquant sur juillet 2005 sur ce blog, à droite... non, plus bas à droite... là!)

24 avril 2006

Le Tuilethon

A ce jour, il ne reste plus que 4212 tuiles à brosser. Un certain R.J., valeureux rugbyman anonyme, vient de proposer son aide pour 3 tuiles.
On salue d'abord le beau geste de R.. Une générosité pareille, on aimerait en voir plus souvent.
Vous pouvez déposer dès à présent vos promesses de brossage. Un tirage au sort aura lieu parmi les candidats. L'heureux gagnant remportera un cure-dent.
Notez bien : au 24 avril, seulement 4212 tuiles à brosser ! IL N'Y EN AURA PAS POUR TOUT LE MONDE !

23 avril 2006

S.B.T.N.R.S.V.D.


Entreprise privée cherche Stagiaire pour Brossage de Tuiles Non Rémunéré Sans Valeur Diplômante. Expérience inutile. Compétences requises : optimisme, bonne tenue de brosse, souplesse et flexibilité maximum des horaires et du poignet,... Votre mission : le tas de tuiles ci-dessus ( 4215 exactement) à faire reluire avant pose sur la toiture.

Le puzzle continue


Les volumes des pièces étant désormais plus perceptibles, le puzzle des aménagements intérieurs bat son plein à coup de ciseaux, scotch, rien que du très low-tech en fait. Et tchik-tchik-tchik, je te découpe et te déplace les meubles, et hop, je regarde où je peux poser l'îlot de la cuisine... ben oui, il faut avancer entre autres sur les implantations d'arrivée/départ eaux, gaines électriques, cheminée, ...

La base des murs


Afin de ne pas poser le mur de paille (oui oui, c'est promis, on va finir par la voir arriver cette paille...) directement sur la dalle, par exemple pour éviter qu'un débordement de lavabo se traduise par une tache, voire un trou dans le mur, une bordure est posée avec un parpaing côté extérieur, et un bloc de béton cellulaire côté intérieur (excellent pour éviter les ponts thermiques). En plus c'est pile la largeur d'une botte !

22 avril 2006

Les cheneaux



La pelleteuse est sortie de son hibernation et a travaillé d'arrache-godet pour rapporter les remblais autour de la bâtisse (les murs de soutènement ayant été préalablement enduits au mortier d'imperméabilisation).
On pensait en profiter pour creuser la tranchée du puits canadien (ou provençal c'est selon) mais des inquiétudes subsistent quant à la maitrise de la condensation dans le tube placé à 1,80 m sous terre, notamment en période estivale. Le risque étant de voir se développer des flores bactérios peu sympas aspirées directement dans l'air de la maison. A élucider ! De toute façon, la présence du vide sanitaire nous autorisera à en ajouter un plus tard.

Voilà, on est prêts pour les giboulées d'avril !

20 avril 2006

Ho, hisse !









Les poutrelles supportant les solives en bois ont été hissées à l'aide de deux palans fixés sur l'ossature. Quant aux 37 solives qui supporteront le plancher, elles sont en douglas non traité. Chacune pèse environ 100kg. Nous les avons posées en utilisant une technique de spéléo qui permet de remonter entre autres les civières (!). Soit l'équivalent d'une ascension de 150m pour celui qui se hissait le long de la corde, et 3,7t de bois élevé de 3,10m en moins de 5h ! Sans consommation de fuel, ni d'électricité !

21 mars 2006

Le coulage de la dalle, enfin !





Deux camions-toupie ont été nécessaires.
L'ensemble du système est soutenu par une véritable ossature bois, construite sur mesure ( c'est un peu plus long que de poser des étais de maçonnerie, mais beaucoup moins couteux...l'équivalent de 120 étais).

06 mars 2006

Un petit peu de neige ...

... et de pluie pendant quelques jours ont suffit pour faire monter les eaux de la rivière au fond. Chouette ! Normalement, aucune maison ne devrait se construire devant la nôtre. Et l'eau ne montera pas aussi haut.

La dalle

Le temps et les délais de livraison ont ralenti, mais pas empêché, la poursuite du chantier.

07 décembre 2005

C'est couvert !





La météo, dans son infinie bonté, nous a accordé quelques heures de soleil pour (enfoin) tenter une photo... couverture en éverite flammée, sans amiante, qui sera bientôt recouverte de tuiles de pays pour la joliesse ! Les parpaings, c'est pas qu'on ait changé d'avis (pas encore) mais il s'agit de murs de soutènements (la dalle c'est pour janvier). Le vide sanitaire présente moultes avantages : isolation (thermique, humidité du sol), réserve d'eau de récup , cave, etc..

27 novembre 2005

Déjà des vertus écologiques


En dépit des apparences, l'ossature métallique a déjà des retombées directes sur l'émission de gaz carbonique. Il suffit, pour s'en convaincre, de noter les forts ralentissements qu'elle provoque sur le traffic de la route départementale voisine... A le pousser trop loin, on risque le bouchon ! Heureusement, juché au creux de sa voilure, la vigie veille au bon passage des voitures.

La formule préfa


Du jamais vu, la maison en paille préfabriquée...encore une idée de génie de notre pailledeseiglologue, décidément imparable sur les idées de demain...il ne reste plus qu'à trouver le camion pour le transport (prévoir une largeur de route conséquente également), et à retirer au dernier moment quelques bottes, au gré des envies , afin d'agrémenter l'habitat de fenêtres toujours agréables...

23 novembre 2005

Le montage de la structure métallique

C'est impressionnant de voir cette structure brinqueballer au bout de la grue et s'arrêter finalement, bien en place dans les plots. Dans moins d'une semaine, l'armature de la maison sera achevée. Nous avons choisi cette solution, de préférence à une structure bois, pour plusieurs raison : gagner du temps sur le chantier(la structure a été commandée à un fabriquant local de hangars agricoles), gagner de l'argent car vu les portées de notre ossature, la réalisation en bois impliquait des sections énormes (quasi impensables en autoconstruction).
La crainte du phénomène d'arc électrique a failli nous faire hésiter un moment, mais on s'est dit que 1) un grand nombre de constructions, celles qui intègrent du béton armé notamment, comportent finalement une structure métallique (les maisons Phénix, les bureaux industriels, les gratte-ciel, etc.) et 2) nous allions mettre un paratonerre.
On a aussi pensé faire réaliser une étude en CEM (compatibilité électro-magnétique) mais jamais les entreprises auxquelles nous nous sommes adressés ne nous ont envoyé les devis que nous avions sollicités. On se passera donc de l'étude en CEM, réservant notre diagnostic à l'issue des travaux, mais sans doute pas du paratonnerre.

22 novembre 2005

On dégage la terre

Et on se dépèche parce que le hangar métallique, qui devait initialement arriver en janvier, sera livré avec deux mois d'avance. Pour une fois qu'un artisan est en avance ! Du coup, il faut faire vite pour 1) emporter toute cette terre et 2) la déposer quelque part. Evidemment, il est facile de trouver preneur pour de la terre végétale. Pour l'argile et les silex, si vous connaissez un cro-magnon qui cherche à se constituer une ménagère, merci de nous laisser un message.

15 novembre 2005

Quelques arbres fruitiers




Après six heures d'un dur labeur, dans la froidure, sous la pluie et devant le godet narquois de la Poclain, après quelques centaines de coups de barre-à-mine, enfin surgit un modeste verger porteur d'espoir et bientôt de pommes, de poires et de scoubidous. D'ailleurs, on en a chié pour trouver un scoubidouier.

Au premier plan, un petit cerisier qui avait commencé à fructifier à Iteuil. Pourvu qu'il se plaise dans son nouveau domaine. Plus au fond, un jeune pêcher de vigne, qui produisait de grosses pêches de vigne sucrées dans l'ombre d'un gros cerisier. A lui aussi, nous souhaitons longue vie. On a passé commande chez un pépiniériste d'un pommier (une variété régionale, quelque chose comme "accroche"), un poirier, un mirabellier et un prunier reine-Claude.

04 novembre 2005

La clôture et les premières plantations



Nous avons choisi une clôture qui s'intégrera au mieux dans le paysage. Les pieux, en chataîgnier, ont été enfoncés en utilisant une tarière, ici adroitement pilotée par notre pailledeseiglologue, que l'on ne présente plus. Pour l'occasion, nous étions placés sous la haute autorité d'un authentique maître Haïki-Kloturoka (vu de dos concommitamment en position de méditation, et de Grand Timonier, sur la photo en lien) venu très tôt tout exprès du pays du Soleil Couchant.
Entre les pieux, un grillage. Nous avons aussi lancé à grand-peine les premières plantations : coronille, pêchers et un peu tout ce que nous avons trouvé dans notre actuel jardin.

02 octobre 2005

Les fondations





Creusées à la pelleteuse en une semaine environ. Le temps d'apprivoiser une monture encore sauvage, heureusement prise en main par un authentique champion régional d'équitation. La Poclain a pas fait la maline longtemps (sur la photo du haut, en train de ruer, et sur celle du bas, de faire la figure rendue célèbre par le Cadre Noir de Saumur, piteusement imitée par un Zozo masqué). Sa denture de compétition a fini par venir à bout de l'épaisseur de silex.